Autant que ce soit bon!

Des recettes simples ou un peu moins pour une cuisine du quotidien

Velouté poireau pomme de terre à la paysanne

P1010484Soupe : Collection automne-hiver 2014-2015.

Ça a l’air con quelque peu saugrenu comme entrée en matière mais j’ai lu récemment qu’en ce moment il n’y avait rien de plus chic que la soupe. Entrée la plus demandée dans les restaurants gastronomiques, les bars à soupe qui ne fournissent plus, la soupière comme nouvel objet art déco qui s’arrache, la provinciale que je suis était loin de se douter qu’il y avait un créneau pour qui savait mixer 2 carottes et 1 patate avec 3 fanes de radis et si possible une herbe mystique introuvable conseillée par un vieux moine bouddhiste lors d’un retraite spirituelle au Népal où Dieu les avait guidé…Dis chéri, quand on me relit, on voit que ça me gonfle toute leur connerie ou pas? Du coup, j’ai décidé de m’engouffrer dans la brèche, qui me connait sait que je n’ai jamais pu résister à l’appel de la mode et je vous livre un spécial combo : la soupe parce que c’est chic, à la paysanne parce que ça l’est encore plus. Oui parce que c’est aussi la mode du retour à la terre mais je peux pas traiter toutes les lubies de hipsters ce soir, j’ai des copies à corriger! Perso, j’avais pas la prétention d’être à la pointe de la tendance mais juste 4 poireaux au bord de l’apoplexie et un goût prononcé pour la soupe de poireaux. Le côté à la paysanne, c’est parce qu’à la maison on mange les soupes en plat unique l’hiver donc je m’arrange à ce qu’elle soit nourrissante histoire de pas crever de faim comme mon petit frère ¼ d’heure après son Maxi Best of au MacDo ou ma petite sœur:6h après un ½ haricot vert !^^ En tout cas, à défaut d’être une recette originale, c’est une recette de velouté toute simple valeur sûre qui passe très bien l’hiver.

Ingrédients :
-4 petits poireaux
-2 belles pommes de terre
-1 oignon
-1 cœur de bouillon Knorr volaille
-20cl de crème fraîche semi-épaisse
-Allumettes de lardons dégraissées
-Gruyère râpé
-Croutons de pain
-Sel, poivre

Eplucher et émincer l’oignon.
Bien nettoyer le poireau et le couper en rondelles, mettre aussi les tiges vertes qui ont l’air tendres. Passer les rondelles sous l’eau dans une passoire afin de bien les nettoyer.
Eplucher les pommes de terre et les couper en morceaux.
Faire fondre du beurre dans une cocotte-minute et commencer à faire fondre les légumes en remuant régulièrement pendant une 10aine de min.
Ajouter 75cl d’eau chaude dans lequel vous aurez préalablement délayé le bouillon de volaille.
Saler, poivrer et laisser cuire 20 min.
Verser les légumes égouttés dans le bol d’un blender, mixer et ajouter au fur et à mesure de l’eau de cuisson jusqu’à obtention de la consistance souhaitée.
Ajouter la crème fraîche et mixer une dernière fois.
Rectifier l’assaisonnement.
Servir aussitôt avec des lardons grillés, des croutons et du gruyère râpé.

Velouté de butternut carotte et pomme au sirop d’érable

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Dans la vie, j’ai des tas de convictions et de principes qui pourraient me conduire à dire qu’ « honnis soit, qui soupe industrielle boit » mais je vous assure qu’il y a certains soirs où je n’ai jamais rien vu de plus beau qu’une brique de Liebig potiron-kiri et de plus étincelant qu’un micro-ondes. Et je prends volontiers le package hypertension-hyperglycémie-hyperlipidémie pour gagner à un moment donné 5 petites minutes…d’hyperglandage. Pour tout vous dire, j’aurai presque pu passer l’hiver comme ça. Sauf que mon papa et ma maman m’ont donné des butternuts du jardin et que là les gars la butternut, ça change la donne. Alors après 1mois de potiron-kiri party (sachant que je peux plus me blairer ni un potiron, ni un kiri) , j’en ai profité pour varier un peu avec un nouveau test : la soupe sucré-salé. Avec l’appréhension totale que ça tourne au dessert. J’ai sorti les biscotos de Polo pour la découpe (c’est que ça a la peau dure une butternut) et je me suis lancée sur la base d’une recette que j’avais lu il y a quelques temps. On a trouvé ça très bon et très doux, même moi qui n’adhère pas toujours au sucré-salé et même loin de là parfois. C’était cette histoire de pomme qui me faisait peur d’autant que j’en peux plus en ce moment qu’on me serve de la pomme dans toutes les entrées qu’on me propose. J’aiiiimeuh la banette, les rillettes et le saucisson en entrée, j’ai déjà dit!!! Sauf que pour une fois, la pomme est vraiment à propos, en respectant cette proportion là on la sent juste ce qu’il faut. Le sirop d’érable qui était ma touche perso, lui m’a servi à bien faire caraméliser les légumes et la pomme dans ma cocotte. Donc c’est décrété, c’est ma nouvelle soupe de l’hiver ! Et comme elle ne contient pas de crème, on peut même congeler…toujours pratique les soirs où y a rupture de stock de Liebig à la maison.^^

Ingrédients :
-1 petite butternut (1kg de chair coupée en gros dés)
-4 petites carottes
-1 grosse pomme Royal Gala
-1 cuill à soupe de sirop d’érable
-Beurre
-Sel et poivre

Couper la butternut en 2 dans le sens de la longueur, la couper en tranches larges, éplucher ces tranches et couper en gros dés.
Éplucher les carottes et les couper en tronçons.
Éplucherla pomme, en retirer le trognon et la couper en morceaux.
Faire fondre du beurre dans une cocotte-minute et mettre à dorer les légumes et la pomme. Quand ils commencent à colorer, verser la cuillère de sirop d’érable. Commencer à faire compoter le mélange.Puis verser de l’eau à hauteur, saler, poivrer et laisser cuire 20 min.
Verser les légumes égouttés dans le bol d’un blender, mixer et ajouter au fur et à mesure de l’eau de cuisson jusqu’à obtention de la consistance souhaitée.
Rectifier l’assaisonnement si nécessaire et servir aussitôt.

Cake-pops à la pralinoise

cake pop 2Me revoilà ! En vacances, reposée, le poil brillant, l’œil vif…Non je déconne : j’ai le regard d’un gardon mort, le cheveu filasse, une cervicale entorsée et deux autres qui ont décidé de se faire des bisous et j’en veux à la terre entière de se barrer à l’autre bout du monde ou juste au ski pendant les vacances scolaires. Mais être claquée, fauchée, piéton et temporairement invalide pendant les vacances, au moins ça laisse du temps. ^^Alors en attendant que je me refasse la cerise, je reprends le chemin de la cuisine et j’en profite pour rattraper le retard et poster la seule chose que j’ai dû faire en cuisine pendant les vacances de décembre (et depuis mais faut pas le dire), je parle de mon 1er test de cake-pops ! Pour ceux qui ne reconnaitraient pas, parce qu’on a le droit de vivre dans une grotte ou de se désintéresser parfaitement des nouvelles lubies des cuisiniers amateurs en mal de nouveaux moules en silicone, les cake-pops sont des petits cakes ronds salés ou sucrés car cuits dans des moules demi-sphériques, de la taille d’une sucette et recouverts par exemple de fromage frais (pour les essais salés) ou d’une coque en chocolat (pour les essais sucrés). Remettons-nous dans le contexte, nous sommes en novembre et ça fait des semaines que partout où je vais, je regarde avec envie les moules à cake-pops quand Polo rentre un soir de la Rochelle avec Momo et…un moule à cake-pops ! Je me mets alors à checker un nombre incalculable de recettes de cake-pops salées, je fourmille d’idées apéro, j’achète en conséquence et le grand jour venu, je sors tout naturellement…la plaquette de pralinoise et les billes de sucre. Et avec la pitchoune qui avait décidé de me prêter son concours ce jour-là, on a commencé à faire nos sucettes de gâteau praliné. Bilan de l’expérience version sucrée : c’est ultra ludique pour les enfants, rapide à préparer, créatif à souhait niveau déco si on est équipé, bref à ranger dans les très bonnes idées pour les gouters d’anniversaire. Au goût le cake est très bon, moelleux, nappé de chocolat ; seul petit bémol et c’est ma faute: les billes de sucre, un peu en surnombre sur cet essai à mon goût. Après clairement, si j’ai une assistance composée uniquement d’adultes et que je suis chargée de dessert, je prendrais une autre option. Là ce qui me tarde maintenant, c’est le test de la version salée à venir dans les prochains jours.. Oui 16 cake-pops toutes les 7 semaines, je sais…l’organisation qu’il doit me falloir pour avoir une telle productivité vous épate…Un jour, je vous expliquerai. ^^

Ingrédients pour 16 pièces :
-90 g de beurre
-90 g de pralinoise
-2 œufs
-80gr de cassonade
-50 g de farine
-1cuill à café de levure
-1 sachet de sucre vanillé
-150gr de chocolat noir
-Billes en sucre multicolore

Préparation
Préchauffer le four à 180°C
Faire fondre la pralinoise avec le beurre au bain-marie et bien mélanger jusqu’à obtention d’un mélange parfaitement lisse.
Dans un bol, mélanger au fouet les œufs avec la cassonade et le sucre vanillé puis ajouter le mélange pralinoise-beurre fondu.
Incorporer la farine et la levure tamisées ensemble et bien mélanger au fouet le tout jusqu’à obtention d’un appareil parfaitement lisse.
Verser la préparation dans la partie basse du moule à cake-pops (partie aux demi-sphères non trouées). Bien remplir les alvéoles.
Bien refermer le moule en veillant à bien faire adhérer le haut et le bas du moule.
Enfourner 25 min. Laisser refroidir avant de démouler délicatement.
Faire fondre quelques carrés de chocolat noir au bain-marie, y tremper généreusement les bâtonnets puis les piquer bien droit dans les boules. Laisser refroidir le temps pour le chocolat de se resolidifier.
Préparer le glaçage en faisant fondre le reste du chocolat noir au bain marie.
Tremper les boules de gâteaux dans le chocolat fondu, tapoter pour enlever le surplus et décorer à l’envie avant de les planter dans un support (par exemple du polystyrène) pour les laisser durcir.
Conserver au réfrigérateur et les sortir 1/2h avant dégustation.

Flammekueche gratinée

flammindexPas d’inquiétude, pas de râlerie, j’ai juste pas le temps! Pas le temps de cuisiner et encore moins de poster, ce qui dans le fond n’est pas un problème parce que je n’ai pas non plus tous les jours le temps de manger ! Pour résumer, quand Polo me demande ce qu’on mange ce soir, quand on fera réveillon, ça ressemble plus à « Chéri fait chauffer de l’eau, je fais péter la Royco! Quoi? Y’a plus de viennois chocolat dans le frigo??? » qu’à un « Je t’ai concocté une petite aumônière poireaux-saumon-noix de Saint-Jacques avec un petit beurre blanc citronné dont tu me diras des nouvelles mais attention garde de la place pour le bavarois 3 chocolats qui t’attend en dessert mon cher et tendre». Et c’est un peu dans ce contexte là que tout à l’heure, sous la douche, alors que je constatais à quel point mon vernis était écaillé, que je me demandais ce que j’allais faire faire à mes CE1 de la semaine et que je me répétais de pas oublier d’étendre le linge avant d’aller faire les courses, le tout en me demandant ce qui serait le plus rapide : m’épiler ou directement faire des tresses avec des jolis élastiques de couleur ; je me suis soudain rappelé que j’avais oublié ma participation à «Une escapade en cuisine ». J’avais en effet reçu un gentil mail de l’organisatrice du tour, en octobre, qui me demandait si j’étais intéressée par la ronde de novembre sur le thème : Quiche, Tarte, Tourte & Cie. J’avais accepté avec grand plaisir mais oublié que la date de publi c’était aujourd’hui. Le principe est simple, plusieurs bloggeuses inscrites, un tirage au sort et l’obligation pour chaque bloggeuse d’aller piocher chez sa collègue désignée au hasard, une recette en rapport avec la thématique du mois. C’est comme ça que j’ai atterri chez Bérangère qui tient le blog, dont le nom avait déjà tout pour me plaire, «Elle râle (beaucoup) … mais elle cuisine (un peu) ». Et j’ai décidé de lui faire confiance sur la recette de la flammekueche que j’ai, il faut le reconnaître, une incroyable aptitude à rater systématiquement. Alors oui je sais que ma tête sera mise à prix en Alsace si j’ose parler de flammekueche avec la recette qui va suivre mais comme c’est encore pas cette année que je pourrais aller me faire le marché de Noel de Strasbourg, que dans mon bled les alsaciens courent pas les rues et qu’elle était vraiment délicieuse cette tarte, j’ose ! Alors merci à Bérangère pour cette très bonne recette de Flammenkueche et désolée pour le retard.

Ingrédients:
– 1 pâte à pizza
– 2 oignons
– 20 cl de crème épaisse légère
– 100 g de fromage blanc
– 300gr de lardons allumettes
– 25cl de vin blanc de cuisine
– 100 g de gruyère râpé
– Poivre

Environ 1 heure à l’avance, émincer très finement les oignons en lamelles, les déposer dans un plat creux et les recouvrir de vin blanc. Laisser mariner.
Préparer la pâte à pizza et l’étaler finement.
Égoutter les oignons mais pas trop pour qu’il reste un peu encore un peu de vin blanc et les faire revenir doucement dans le beurre sans les laisser colorer. Débarrasser.

Dans la même poêle, faire revenir les lardons sans les laisser griller. A la fin de leur cuisson, leur ajouter les lamelles d’oignons et laisser revenir ensemble quelques minutes.

Dans un petit saladier, mélanger le fromage blanc et la crème épaisse et poivrer. Bien mélanger. Etaler sur la pâte, puis répartir le mélange oignons-lardons.
Saupoudrer de gruyère râpé.

Enfourner à 220° pendant 15min.

Fondant praliné chocolat au lait concentré sucré

Fondant praliné chocolat au lait concentré sucréEn matière de fondant au chocolat, mon chemin a croisé en l’an 2008 un grand homme… Un homme qui a tout compris aux femmes, un homme auquel les hommes du monde entier se doivent d’envier au moins une chose: sa recette du « fondant-choco-pour-pécho ». Un homme que j’entends d’ici dire quand il me lira: « Toi, t’as besoin de quelque chose !!» Mais même pas…mes intentions sont pures !^^ J’avais décidé que c’était ma Bible/mon Coran/ma Torah/mon Tipitaka du fondant au chocolat et que jamais quand il venait me visiter je ne lui ferais de fondant ! Je préférais lui faire des crumbles qu’il terminait en s’affaissant de plus en plus sur sa chaise et en m’énumérant quels pays en voie de développement on allait pouvoir sauver tout entier de la famine avec la part qu’il restait dans le fond du plat. L’honnêteté d’un ami, ça n’a pas de prix !^^ Mais ça c’était avant, déjà parce que maintenant je fais des crumbles super bon qui, je l‘espère, ne donne plus l’impression à celui qui le goûte que j’ai essayé de le lester et surtout parce que maintenant j’ai LA recette de fondant Fondant praliné chocolat au lait concentré sucréau chocolat, même qu’on fait la compèt à mains nues quand il veut! Blagoche mise à part, c’est un des meilleurs fondants « nature » au sens de « sans cœur coulant à quelque chose » que j’ai pu mangé. J’en ai eu de bien moins bons dans certains restos… Ce que je voulais c’était quelque chose de très léger, oserais-je dire « aérien » et à base de lait concentré sucré dans le cadre de mon absolue ma très légère dépendance. A quand les salles de shoot de berlingots je vous le demande ?! Et j’ai fini par trouver cette recette sur le net que j’ai un petit peu modifié, préférant la pralinoise au chocolat noir, switchant les épices pour faire l’unanimité et en finissant par réduire un tout petit peu le temps de cuisson . Au final, j’ai donc obtenu un fondant presque aux allures de mousse chocolat/praliné, assez sucré mais pas écoeurant avec une joulie croûte craquelée sur le dessus. Pour le service, soit on y va à la part classique, soit comme pour nous hier soir, on découpe à l’emporte-pièce. Dans les 2 cas, vu la texture très mousseuse du fondant on attend qu’il soit bien réfrigéré et on y va avec délicatesse… Et pour les pas téméraires du démoulage ou les adeptes du moelleux plus que du fondant, on poursuit la cuisson un bon 1/4d’h et on sort du four dès que la pâte n’est plus tremblotante lorsqu’on secoue légèrement le moule. Y a toujours une solution à tout…Enfin presque, parce que là j’ai un problème dont la solution n’est pas des plus apparentes à savoir comment est-ce que je vais convaincre Polo que c’est « Emile » mon poisson rouge qui s’est descendu la moitié du plat pendant qu’il était parti bosser…. Je vais tenter le coup de la petite cuillère dans l’aquarium…

Ingrédients :
-200gr de pralinoise
-100gr de chocolat extra noir
-125g de lait concentré sucré
-100g de beurre
-4 œufs
-1 cuill à soupe de farine
-2 cuill à soupe de poudre d’amande
-1 cuill à soupe d’arôme de vanille
-1 pincée de sel

Préchauffer le four à 140°C
Dans une petite casserole, faire fondre le chocolat cassé en carré et le beurre coupé en morceaux à feu très doux. Quand le chocolat fondu est bien homogène, ôter la casserole du feu.
Hors du feu, ajouter le lait concentré sucré, l’arôme de vanille, la farine et la poudre d’amande.
Séparer les jaunes des blancs d’œufs (réserver les blancs) et incorporer les jaunes un à un en mélangeant à la cuillère à bois.
Battre les blancs en neige ferme avec une pincée de sel puis les incorporer très délicatement au mélange.
Beurrer et fariner un moule à manquer.
Placer au bain-marie pendant 50/55min.
Lorsqu’il est cuit, le laisser refroidir avant de le démouler.
Recouvrir de sucre glace, de cacao amer, de noix de coco rapée, à l’envie…

Portrait de blog sur 750g

Alors là on est typiquement dans le genre de cas où je répète à qui veut l’entendre que c’est pas ma faute si je procrastine, c’est une maladie! Il y a donc une cause pathologique au fait que ce billet qui aurait dû être poster en…juin (et là c’était encore pardonnable)…2012 (là ça l’est moins) ne l’est que maintenant. Et pourtant, quand j’avais ouvert ma boîte mail et lu celui de Marie-Rose avec en objet : « Portrait de blog sur 750g » ; j’avais été incroyablement surprise que mon tout petit blog soit parvenu jusqu’à leurs oreilles. Alors j’avais lu et relu mais il était bien question de mettre « Autant que ce soit bon » à l’honneur via l’interview de sa rédactrice. Ça m’avait fait de l’émotion…presque comme quand j’avais été choisi en CM2 pour réciter un poème le 11 novembre devant le Monument aux morts.^^ Alors j’ai répondu à quelques questions dont vous pourrez trouver les réponses ici directement sur le site de 750g avec le portrait d’autres bloggeurs. Et sinon, pour simplifier la tâche à certains de mes lecteurs (j’ai ouï dire que mon public d’ancêtres une partie de mon lectorat ayant-acquis-une-certaine-expérience-de-la-vie, galérait avec les liens internes^^), je vous l’ai copié-collé en suivant sans rien changer (même ce qui a changé et même beaucoup changé):

Cuisiner, il y a les gens pour qui c’est un plaisir et les gens pour qui ça se cantonne à une obligation, pour ma part j’ai appris à faire d’une obligation un plaisir que j’ai eu envie de faire partager par l’intermédiaire de mon blog.
« Autant que ce soit bon » c’est donc l’exact reflet de ce qui se passe dans ma cuisine : du sucré, du salé, les réussis, les ratés, les avis : les bons comme les mauvais, le tout saupoudré d’une touche d’humour (enfin le mien^^) pour essayer de faire en sorte que l’intérêt soit double quand on vient se balader cher moi.
Fanny, Pau, Pyrénées Atlantiques

Si vous deviez vous décrire en 5 mots :
Gourmande, curieuse, perfectionniste, imprévisible et… terriblement bavarde.

Pourquoi se décider un jour à créer votre propre blog :
Quand j’ai commencé à vraiment cuisiner tous les jours, j’étais encore étudiante et je n’avais pas les moyens d’acheter les livres de cuisine qui me faisaient rêver alors au début je recopiais dans un petit cahier les recettes qui me plaisaient sur les livres de ma mère ou celles que l’on trouve sur les magazines féminins. Et puis la mode des blogs et des forums culinaires est apparue rendant accessibles à tous un grand nombre d’idées et le petit cahier a été remplacé par de gros classeurs avec toutes les recettes, que je testais ou que j’inventais, annotées de partout tant et si bien que j’avais moi-même du mal à m’y retrouver. Et puis on a commencé à me demander de plus en plus fréquemment la recette de tel ou tel plat ou de tel ou tel dessert et l’idée d’un blog pour partager mes essais avec mes proches a commencé à germer petit à petit. Ajouté à cela le fait que professionnellement, je traversais une période creuse et que je ressentais le besoin de m’investir dans quelque chose. Et puis j’ai traversé une petite phase d’hésitation. J’avais peur de ne pas assez bien maîtriser l’informatique, je ne connaissais pas les codes de la blogosphère et je restais béate d’admiration devant les recettes et les photos de certains blogs face auxquels je ne me sentais pas du tout au niveau. Mais encouragée par mon entourage, je me suis lancée il y a tout juste un an et le moins qu’on puisse dire c’est que je me suis laissé prendre au jeu.

Comment est née votre passion ?
L’anecdote fait toujours sourire mais tout est parti d’un magasine pour enfant (« J’aime Lire » pour ceux qui connaissent) et qui proposait dans chaque numéro une recette de cuisine en quelques lignes, assez simple pour être réalisée par un enfant sans l’aide d’un adulte. Un jour, je devais avoir 6 ou 7 ans, je suis tombée sur la recette du clafoutis aux cerises, ça a été mon tout premier gâteau et je n’ai plus jamais arrêté de cuisiner après. D’abord très ponctuellement, surtout le week-end et durant les vacances scolaires pendant plusieurs années, jusqu’à ce que j’emménage toute seule. Et là c’est devenue une autre histoire : cuisiner n’était plus vraiment le même plaisir, je le voyais même souvent comme une obligation chronophage et mes goûts ayant évolué je rencontrais au quotidien la difficulté majeure d’aimer très peu d’aliments. Je crois qu’au final, c’est pourtant ce qui m’a réellement donné le goût de cuisiner. Quand on est « difficile » et qu’on déteste manger deux fois la même chose : on apprend à innover et par la même occasion on découvre qu’en cuisine les possibilités sont infinies. Et au fil du temps on se laisse même surprendre à réintégrer par curiosité des aliments qu’on avait banni juste pour essayer ou par défi de se les faire aimer à soi ou à ceux qui comme vous ne les aime pas. Parce que cuisiner c’est se faire plaisir à soi certes mais c’est aussi, pour ne pas dire surtout, une des façons possibles de faire plaisir aux autres (il n’y a qu’à voir ce que je mange quand je suis toute seule…). C’est de tout ça qu’est née ma passion. Et sur un plan plus terre à terre : je suis quand même super gourmande.

Les qualités pour être un blogueur assidu
Du temps ! Ce n’est pas une qualité mais c’est une donnée essentielle. Parce que si le temps passé en cuisine est le même, des tas de choses se rajoutent quand on tient un blog : il faut se renouveler sans cesse, réfléchir à des idées originales, expliquer avec détail et précision ses tours de main, travailler à de jolies présentations, prendre des tas de photos pour ne garder qu’un cliché. Au lieu de faire les choses uniquement à l’instinct, en dosant à l’œil, il faut penser à ceux qui reprendront votre recette pour que le résultat soit le plus fidèle possible à l’idée qu’on propose. Pour résumer tout ça, je dirais donc qu’il faut être animé par l’envie de partager, être investi et inventif, avoir le sens de l’esthétisme (ou pour ma part au moins y travailler) mais que par-dessus tout il faut être pédagogue et disponible pour les autres. Ceci dit, je ne pense pas que ce qui compte est d’être un bloggeur assidu. Il y a pour moi dans cette expression comme l’idée d’une contrainte ou peut-être un sentiment de culpabilité parce que je fonctionne à l’envie et qu’il m’est arrivé en seulement un an de faire des petites pauses loin de ma cuisine et de la blogosphère. Pour moi, ce qui compte c’est d’être un bloggeur qui prend du plaisir et que le plus grand nombre prenne plaisir à vous lire en retour.

Votre coup de gueule culinaire ?
En ce moment, je trouve très culpabilisante cette mode médiatique du tout bio, tout naturel, tout fait maison uniquement à base de produits frais. Même si elle correspond à une philosophie de vie plus saine et qu’elle promeut une utilisation de produits de qualité avec un vrai retour au goût, choses auxquelles nous ne pouvons tous qu’adhérer ; il n’en reste pas moins que pour pouvoir lui être fidèle au quotidien, elle nécessite des moyens financiers importants et du temps. Deux facteurs face auxquels nous ne sommes pas tous égaux et qui ne doivent pas décourager toutes celles et ceux qui abandonnent l’idée de cuisiner sous prétexte qu’on nous rappelle fréquemment qu’il serait devenu irresponsable de s’alimenter autrement.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
A part une vraie cuisine où je pourrais m’éparpiller, vous voulez dire ? Des partenariats pour découvrir et essayer en avant-première toutes sortes de produits et d’ustensiles!!! J’adore être étonnée ! Et puis surtout, je rêve de pouvoir prendre des cours de cuisine et de pâtisserie voir dans mes rêves les plus fous d’un stage chez un Chef …

Un dernier mot ?
Je voudrais remercier tous ceux qui chaque jour viennent visiter mon blog et me motivent à toujours m’améliorer et me renouveler mais aussi les autres bloggeurs qui me régalent les yeux et qui sont ma plus grande source d’inspiration et de conseils.
Et puis un dernier remerciement mais pas des moindres à 750grammes pour s’être intéressé à mon blog en me donnant l’impression d’être un tout petit peu légitime dans ce que je fais et de m’offrir aujourd’hui l’opportunité complètement inattendue de le présenter à un plus large public.

Bouchées de panna cotta à la Fourme d’Ambert et pointe de confit de figues aux noix et son rouleau de magret fumé

Bouchées de panna cotta à la Fourme d'Ambert et pointe de confit de figues aux noix  et son rouleau de magret fumé Plus je lis mon intitulé de recette, plus je me dis que j’ai raté ma vocation de barde ou alors qu’il ne faut plus jamais que j’écrive mes billets dans un laps de temps trop proche du visionnage de Masterchef parce que je me rends bien compte que ça me rend un brin trop lyrique. Le vendredi soir, ça déteint sur moi jusque quand je vais chercher dans le garage une boîte de salade de fruit Saint Mamet pour le dessert et que j’annoncerai presque à Polo que j’amène à table une brunoise de fruits pochés dans son jus en habit d’argent étincelant. Mais là je voulais juste un titre qui en jette vu que « je participe au tour the Pops » qui est un tour un peu différent de l’habituel « Un tour en cuisine«  parce qu’en inspiration libre et en partenariat avec le site  » The tops « ; site sur lequel j’ai bien évidemment été jeter un coup d’œil et je ne dis pas que je ne fourmille pas d’idées de choses à faire et à présenter dans ces verrines ou que depuis le temps que je dis vouloir un bébé hachoir celui-ci ne ferait pas très bien l’affaire et encore c’est la version courte puisque le site est plutôt pas mal achalandé. Tout ça pour dire que je voulais un titre qui en jette pour le concours mais pas d’esbroufe pour autant. En vrai, j’ai surtout misé sur le goût et pour ça j’avais déjà le bon produit : la fourme d’Ambert directement en provenance de Tout un Fromage que je remercie encore. Ce que j’aime dans la Fourme d’Ambert c’est sa douceur pour un fromage à pâte persillée et son onctuosité et c’est encore avec un bon pain et du beurre que j’avoue la préférer. Mais comme là je voulais la cuisiner j’avais la solution de l’associer à la poire pour caler une recette qui aurait majoritairement plu sauf que moi je la déteste cette association (parce que « t’es chiante et t’aimes rien » dirait Albertine) alors j’ai plutôt testé avec la figue et les noix et sous forme de panna cotta parce qu’à servir en bouchées apéritives, je trouve que ça fait toujours son petit effet sur la table et que c’est plus léger et gustativement un peu plus fin que 500gr de noix de cajou. Hein y’a que moi qui mange les noix de cajou par 500gr ? Au final, on a une petite bouchée fondante qui a vraiment le goût de Fourme d’Ambert et la figue qui est un peu plus subtile et qui adoucit l’ensemble, les noix pour le « croquant, fondant, gourmand », le magret parce que c’est, à mon sens, ce qui marche le mieux avec du sucré-salé et moi je vous dis que si simple qu’elle vous paraisse, si vous pouviez goûter, ça vous rendrez lyrique aussi une recette pareille!

Un tour en cuisine

Ingrédients :
-75gr de Fourme d’Ambert
-18 tranches de magret de canard séché
-25cl de crème Fleurette
-2feuilles ½ de gélatine
-2 cuill à café de confit de figues aux noix
-Noix
-Poivre

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide.
Dans une petite casserole, faire frémir la crème Fleurette.
Pendant ce temps, couper la fourme d’Ambert en morceaux et plonger les morceaux dans la crème tiède. Attention la crème doit frémir pour que le fromage y fonde mais ne jamais bouillir.
Bien mélanger jusqu’à ce que la préparation soit parfaitement homogène.
Hors du feu, ajouter les feuilles de gélatine préalablement essorées en remuant pour qu’elles soient bien dissoutes dans la crème.
Ajouter les cuillérées de confit de figues aux noix. Poivrer. Bien mélanger. Laisser refroidir une 10aine de min.
Pendant ce temps, concasser grossièrement les cerneaux de noix et les incorporer quand le mélange crème-Fourme d’Ambert a un peu refroidi.
Verser la préparation dans un verre doseur et remplir les empreintes en silicone.
Réfrigérer au minimum 4H.
Démouler avec précaution les panna cotta une à une.
Dégraisser les tranches de magret de canard séché. Les rouler sur elles-mêmes. Introduire un petit cerneau de noix dans chaque rouleau de magret.
Déposer un rouleau de magret sur chaque petite panna cotta individuelle.
Servir dans de petites verrines sur un lit de salade avec un morceau de figue fraiche et du raisin.

Légumes d’automne fondants au four

Légumes d'automne fondants au fourEn voiture avec Polo :
-« Attends, tu peux t’arrêter chez le primeur s’il te plait, faut que j’aille acheter un panais !
– Un panais ? Pourquoi un panais ? On mange quoi ce soir ?
– Des légumes ! On mange des légumes !
-Naaan pas des légumes ; s’il te plait pas des légumes, stp »
Un autre jour, dans ma grande mansuétude, je ne nie pas que j’aurais pu céder à la facilité et mettre au four un gratin de macaronis. Sauf que présentement on en était déjà à notre 4ème jour consécutif de pâtes et je sentais bien que j’aurai presque pu commencer à envisager de manger du brocolis… Alors avant de tenir des conduites masochistes, j’ai maintenu mon plat de légumes de saison au four. 1er avantage de la recette c’est que qui dit « légumes de saison », dit qu’on adapte avec ce qu’on a sous la main dans le jardin et qui fait envie. Moi j’avais rapiloté de droite et de gauche des pommes de terre, des carottes et du céleri et j’avais envie de panais mais c’est surtout une question de goût, ma liste est donc purement indicative.
Mais surtout le vrai avantage de cette recette, c’est que c’est la plus simple qui soit. Et encore je sais pas si on peut vraiment parler de recette, quand à part couper 3 légumes, on n’en rame pas une. ^^Il n’en reste pas moins que le résultat au sortir du four est là ! Là j’ai fait une version très légère où les légumes sont très fondants parce que cuits avec un petit peu de bouillon dont se gorgent les légumes au fur et à mesure de la cuisson. Mais vu que Polo m’a dit : « Des plats de légumes comme ça, tu peux m’en faire tous les jours ! » et que j’ai une petite prédisposition pour les légumes d’automne vous devriez avoir assez vite l’occasion d’avoir les recettes des autres déclinaisons possibles !

Ingrédients pour 4 pers :
-4 pommes de terre moyennes
-1/2 céleri rave
-4 carottes
-1 gros panais
-1 Marmite de bouillon poule
-15cl d’eau
-1 cuill à soupe d’huile d’olive
-1pincée de Piment d’Espelette
-Herbes de Provence
-Sel et poivre

Éplucher tous les légumes, les couper en morceaux grossiers, les passer très rapidement sous l’eau pour les rincer.
Verser les cubes de légumes dans un grand saladier. Ajouter la cuillère d’huile, les herbes de Provence, le piment, saler, poivrer. Bien mélanger à l’aide d’une cuillère de sorte à enrober tous les dés de légumes.
Placer les cubes de légumes dans un grand plat allant au four en essayant de faire en sorte que les morceaux se chevauchent le moins possible.
Délayer le cube de bouillon de poule dans 15cl d’eau chaude. Déverser sur les légumes.
Enfourner1h à 190°C.
Servir aussitôt.

Flan martiniquais à la noix de coco et caramel au Malibu

Flan martiniquais à la noix de coco et caramel au Malibu Quand on me connaît et donc qu’on sait pertinemment que malgré mes vaines négations, je suis croisée d’albinos et que je végète tant bien que mal sur le premier bout de carrelage que je trouve si c’est pas que je m’y suis évanouie dès qu’il fait plus de 25°, je veux bien croire que la première chose qu’on puisse se dire c’est que ce flan martiniquais n’est pas franchement ce qu’on pourrait appeler une recette de famille. Sauf que si, ça en est une. Quand j’ai commencé à la faire, je la tenais de ma mère qui la tenait de ma tante, partie vivre dans les îles. Depuis elle a fait mille fois le tour de la blogo mais bizarrement je n’ai jamais eu l’idée de la poster sur le mien. Alors que c’est pourtant un de mes gâteaux signature quand j’ai dit « prem’s » pour emmener le dessert ! Sauf que bien sûr les années aidant, j’ai ajouté ma touche faut-toujours-que-tu-te-fasses-remarquer. Contrairement à la recette originale, je vanille uFlan martiniquais à la noix de coco et caramel au Malibu tranchen peu le tout mais comme je vanille pour ainsi dire tous mes desserts en ce moment, rien de bien inattendu ici. La petite touche d’originalité que je préfère c’est mon caramel au Malibu. Suivant le temps que j’ai devant moi et l’envie que j’ai de me coller un stress avec la réussite ou l’échec d’un caramel maison, soit j’ajoute mon Malibu à un caramel liquide déjà prêt et non y’a pas de honte à ça soit je fais mon caramel à la casserole avec application auquel cas je déglace avec le Malibu. Dans les 2 cas, l’idée est de pouvoir napper le fond du moule de mon caramel parfumé. Pour l’avoir aussi testé au rhum, je recommande presque tout autant sachant que je crois me souvenir que la marque Vahiné fait un caramel au rhum au goût très honorable. Bien sûr, il va sans dire qu’il n’y a pas d’obligation à « alcooliser » le caramel ! Ce flan appartient à la catégorie des gâteaux simplissimes, de ceux qu’on peut refiler à faire à son mec parce que quitte à ce qu’il veuille se rendre utile au moins pendant qu’il fait ça il peut pas faire de c*** ! Mais il y a une condition à sa réussite. Une condition à laquelle je n’aurais absolument jamais pensé si la copine à qui j’avais refilé la recette ne l’avait pas planté un nombre de fois considérable avant qu’on ne trouve d’où ça venait : j’ai nommé l’interdiction totale de le faire dans un moule à cake en silicone ! On utilise du Tefal ou du simili Tefal peu importe mais dans la mesure du possible un moule en dur. Et même si jamais, ô grand jamais, une fille ne remet en cause les usages culinaires maternels et « tanternels », elles ont l’une et l’autre l’habitude de le faire dans un moule à manquer mais je préfère la version en moule à cake pour un flan plus haut et plus gourmand et même si c’est un détail, aussi beaucoup plus facile à démouler . Cet impératif du moule tefal respecté, vous aurez avec une liste d’ingrédients courte à souhait et facile à avoir toujours d’avance (oui je parle comme dans Téléshopping et alors ?), un gâteau en deux couches superposés : une de la texture d’un flan, l’autre de la texture d’un gâteau léger à la noix de coco qui est juste à tomber ! Je vous le promets !

Ingrédients :
-1 boite de lait concentré sucré (397gr)
-L’équivalent de lait concentré non sucré
-3 œufs
-100gr de noix de coco
-1 sachet de sucre vanillé
-1 cuill à soupe d’arôme de vanille
-Caramel liquide
-Malibu

Faire préchauffer le four à 180°.
Pour la version rapide : dans un bol, verser le caramel liquide et le détendre avec un peu de Malibu.
Pour la version longue : Faire un caramel maison et le déglacer au Malibu.
Verser le caramel dans le fond du moule à cake de sorte à en napper le fond sur une petite épaisseur.
Dans un grand saladier, verser tous les ingrédients : le lait concentré sucré, le lait concentré non sucré (utiliser la boîte de lait concentré et s’en servir comme dosette en la remplissant), les œufs, la noix de coco, le sucre vanillé et l’arôme de vanille.
Bien mélanger au fouet jusqu’à obtention d’une texture homogène.
Verser la préparation dans le moule tapissé de caramel.
Faire cuire au bain-marie (eau à mi-hauteur) pendant environ 35min.
Vérifier la cuisson en piquant un couteau, la lame doit ressortir sèche quand il est cuit.
Placer au frais pendant au minimum 6h. (Je le prépare pour ainsi dire toujours la veille pour le lendemain).
Démouler et servir très frais.

Croque-monsieur au Manchego magret séché et confit de figues aux noix

Croque-monsieur au Manchego magret séché et confit de figues aux noix Et voici mes croque-monsieur au Manchego magret séché et confit de figues aux noix, le résultat de mon tout premier partenariat avec Tout un Fromage ! Tout un Fromage c’est LA fromagerie de Saintes, l’adresse qui circule sous le manteau en ce moment et qui fait l’unanimité autant chez les particuliers que chez les pros à en juger par les propositions de collaboration que lui font les meilleures tables du coin. Alors forcément quand on sait tout ce que je râle pour tout, tout le temps, à tout propos depuis que je suis remontée du pays Basque, pour trouver certains bons produits dès que j’entends parler, et en l’occurrence « à ce point », d’une bonne adresse, j’en pousse la porte. Après un petit tour dans la fromagerie où j’en ai pris plein les mirettes tellement le choix est impressionnant, où j’ai soudainement eu envie de toucher-goûter à tout et après un très bon contact avec la maîtresse des lieux, l’idée d’un partenariat entre nous a été entendue. Je suis donc ressortie d’une 2nde visite avec un fromage dont j’étais jadis coutumière en mi otra vida cerca de la frontera espanola: el manchego ! Un fromage espagnol à pâte dure, fait exclusivement à base de lait de brebis de la race « manchega » (les plus fins limiers d’entre nous auront compris que ceci explique cela^^) et emblématique de la communauté autonome de Castilla-La Mancha où il est produit depuis toujours. Sachant que les tentatives de « copiage », à l’étranger certes, mais également par les régions espagnoles voisines ont toutes échoué. Pour vous faire la version courte de l’explication du pourquoi du comment (…admirez cette démonstration de pédagogie d’une pertinence redoutable…) : ce fromage est si particulier en raison…du climat si particulier de la Mancha (traduit de l’arabe « « Al Mansha » qui signifie « la terre sans eau » pour vous donner une idée) qui donne une végétation si particulière que mangent des brebis si particulières qu’elles donnent un lait si particulier. Et comme moi j’aime ce qui est particulier. J’avais déjà fait démonstration de tout cet amour pour le manchego en l’utilisant dans ce cake d’inspiration basque espagnol piquillos et manchego mais là c’est une autre idée qui m’est venue dans la fromagerie : des croque-monsieur sucré-salé. Mais la version petite bourgeoise : au pain de campagne (qui vu le prix que je l’ai payé doit être fabriqué mi-farine de blé/mi-poudre d’or) et qui m’évite le côté plus bourratif du pain de mie, au magret séché et au confit de figues, avec le manchego en tranches juste fondu c’est…c’est…cette harmonie entre 2 tranches de pain, c’est…du croque-monsieur dont vous me direz des nouvelles m’sieur dame ! Et encore merci Tout un Fromage!

Ingrédients :
-8 tranches de pain de campagne
– 4 tranches de Manchego
-1 plaquette de magret de canard séché fumé (recette du magret séché maison)
-Confit de figues aux noix
-8 cerneaux de noix
-Poivre

Accompagnement :
-Mâche
-Moutarde à l’ancienne
– Vinaigre balsamique
-Huile de noix
-Cerneaux de noix

Toaster très légèrement les 8 tranches de pain juste le temps nécessaire pour rendre le pain un peu moins perméable au confit.
Étaler sur 4 d’entre elles du confit de figues et répartir équitablement les morceaux de figues présents dans le confit sur la tartine.
Dégraisser les tranches de magrets fumés. En recouvrir chaque tranche de pain de campagne en les déposant de biais.
Déposer le Manchego sur les tranches de magrets et recouvrir de cerneaux de noix légèrement concassés.
Refermer le croque-monsieur avec la dernière tranche de pain très légèrement tartinée de confit de figues.
Enfourner à 180° juste le temps que le fromage ne fonde puis sous le grill 1min pour que le pain dore et croustille.
Servir avec une salade verte type mâche ou roquette à l’huile de noix.